Le projet Vilomah naît de l’envie d’expérimenter quelque chose de nouveau. De s’émanciper, d’une certaine manière, de notre association de théâtre amateur. De créer ce qu’il nous sied, avec nos expériences et tout ce que nous avons à donner. À six, en premier lieu, puis rejoints par deux nouvelles personnes sur la fin du projet, nous avions tous entre 16 et 18 ans et souhaitons grandir avec ce projet, nous poser des défis qui nous feraient réfléchir.
Ce procès se veut absurde : les personnages semblent démunis d’humanité et évoluent dans un tribunal qui oscille entre le chaos et l’imaginaire de l’accusée. Bien que condamnée depuis le début, le public se voit attribuer un rôle important dans le sort de cette femme. Le but : proposer une réflexion sur le sort des femmes et des « sorcières » dans notre univers, mais également amener chacun à se questionner face à ce jeu de la justice, qui ne semble pas toujours très amusant. Nous essayons, à travers cette pièce, d'offrir de multiples pistes de réflexion, qui ne sont pas toujours abouties, afin de laisser le spectateur trouver ses propres réponses.